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29.04.2008
On a été, ça n’existe pas
Dans la série « oufti, ça n’existe pas », Lucie s’est encore fait remballer ses devoirs post-séjour en Belgique pour avoir écrit « on a été au parc Playmobil ». La pauvre. Le soleil est revenu, après une grosse journée de pluie lundi. Le week-end a été très beau, samedi quand on a entendu l’avion Ryanair passer au-dessus du village, on a filé à l’aéroport faire la surprise à Alicia, Mila et ses parents. Les filles ont mis une minute ou deux à se dégeler puis, reprenant les bonnes habitudes de l’école, elles parlaient en marchant dans l’herbe devant les bureaux de location de voiture où on attendait que Pierre prenne les clés de la voiture qu’il avait louée, je crois que si on avait pu mesurer leur parcours, on aurait retrouvé les dimensions de la cour de récré. Pendant ce temps, les deux amoureux, Joseph et Mila, babillaient depuis la première seconde comme si ils ne s’étaient jamais quittés, « et moi ma maîtresse… », Joseph s’interrompant juste pour cueillir des fleurs pour sa douce – et aussi pour sa maman, ouf, je ne suis pas encore out -. On est revenus à la maison prendre l’apéro puis on est tous allés souper à l’Escalier, c’était folklorique la table avec 4 enfants, les pauvres gens qui mangeaient tranquillement à la table derrière sans leurs enfants nous ont dit pour rire quand on est partis « Ah vous les Belges, depuis que vous n’avez plus de gouvernement, y a plus rien qui va ». Joseph est reparti dormir avec Mila et Alicia est restée chez nous avec Lucie. Dimanche après-midi, Margot est venue sonner et on est allées à vélo donner du vieux pain aux chevaux dans le pré tout près. Le dimanche soir, on a tous soupé à la maison et les familles se sont recomposées jusqu’à mardi soir, école oblige. Joseph a eu son premier chagrin d’amour dimanche soir. Il paraît que Mila et lui ont beaucoup parlé mariage et qu’au resto de la résidence de vacances, à midi, Mila a dit très fort « ça pue ici » et que Joseph a répondu, tout aussi fort « c’est normal, j’ai pété ».
Lucie et moi on s’est traîné une espèce de petite grippe intestinale le week-end, j’ai passé une bonne partie de la journée de dimanche au lit, du coup on n’est toujours qu’à deux marches d’escalier poncées. Mais on a une garde-robe complètement montée. Et de toute façon, on doit profiter que l’armoire de la cuisine n’est plus contre le mur pour peindre derrière. Et moi je nage dans le boulot et Nico s’attaque à des démarches administratives, on va peut-être enfin avoir des allocations familiales, 7 mois après notre domiciliation en France. Nico n’a pas encore réussi à se mettre en ordre de mutuelle, moi si mais je n’ai toujours pas ma carte vitale, l’équivalent de la carte SIS. Chaque fois que j’essaie de téléphoner à la mutuelle, j’obtiens un message du style « toutes nos lignes sont occupées, alors allez vous faire foutre » et puis ça raccroche. Parfois, avant ça, on a un message d’attente qui conseille d’envoyer un mail. Ce que j’ai fais mais ils répondent… par courrier ! Et sans me dire pourquoi je n’ai toujours pas ma carte vitale. On se croirait un peu dans Brazil. Et ce qui n’aide pas dans nos démarches, c’est que on a un carnet de mariage espagnol pour Lucie, née à Madrid, et un autre belge pour Joseph, né à Liège.
Mais on a quand même franchi une grande étape dans notre francisation : ça y est, on a notre carnet de chèques, indispensable pour survivre en France.
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26.04.2008
Première baignade
C'est l'été en crescendo depuis jeudi. Jeudi et vendredi, la mamy de Margot est venue chercher les enfants l'après-midi pour qu'ils aillent se balader puis jouer dans son jardin, avec son chien et la super cabane en bois de Margot.
Jeudi matin, les plombiers sont venus pour commencer l'installation des panneaux solaires pour le chauffe-eau. Comme le chauffe-eau, qui est énorme, est dans une petite pièce dans la cuisine à laquelle on accède par une porte bloquée par notre vaisselier, on a dû vider le meuble et le déplacer, on (et, pour une fois, on = Nico et moi, après la peinture, j'élargis mes compétences) en a profité pour poncer et vitrifier la partie du plancher de la cuisine qu'on n'avait pas pu faire à cause de l'armoire. Dans la foulée, je me suis attaquée à l'escalier de l'entrée, qui est en bois brun foncé et qui porte encore les traces de colle de l'ancien tapis tout élimé qui le recouvrait en son centre. On doit y aller marche par marche, à raison d'une marche par jour, on n'est pas prêts d'avoir fini mais au moins ça permet de ne bricoler qu'une heure par jour. Depuis jeudi, on petit-déjeune, déjeune et dîne dans la cour et ce midi, il faisait si chaud que les enfants, plus courageux que nous, se sont baignés dans la piscine. L'eau est encore un peu glacée, je me suis contentée de tremper mes pieds et Nico, qui avait carrément été mettre son maillot, n'a pas dépassé la cheville. Dommage, lundi, il va pleuvoir et on n'a pas encore notre bâche à bulles, qui permet, non seulement de faire chauffer l'eau plus vite mais aussi de maintenir la chaleur. Ces empaffés d'Union Piscine, qui n'en ratent jamais une, n'ont pas de trace de la commande passée il y a plus de 3 semaines, grrrr. Je me suis endormie dans un des transats, à l'ombre de notre auvent, bercée par les bavardages des enfants, une oreille en alerte pour si j'entendais un gros plouf parce qu'ils ne savent toujours pas nager.
Nico continue son travail de titan : monter les armoires Ikea, c'est fou le temps que ça prend, en plus quand tous les tiroirs seront placés, il faudra encore forer des trous pour mettre les poignées.
Aujourd'hui, branle-bas-de-combat, la meilleure amie de Lucie en Belgique, Alicia, et l'amoureuse de Belgique de Joseph (une dans chaque port), sa petite soeur Mila, arrivent pour une semaine dans la région, avec leurs parents. Ils ont loué un appart dans un espèce de Center Park. Ils arrivent avec l'avion Ryanair à 17 h et, étant donné la proximité de l'aéroport, on a décidé de leur faire la surprise d'aller les attendre à la sortie de l'avion. Heureusement, les enfants ont congé mercredi et jeudi, ils vont pouvoir se voir.
22:18 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.04.2008
Le retour
On a quitté la Belgique dimanche avant midi pour aller à Paris retrouver ma copine Anne-Françoise. Après une balade dans la galerie de la pyramide du Louvre et un passage obligé chez Starbucks’, on est allé dîner dans un resto libanais que les enfants ont qualifié de « très chic ». On dormait dans un Formule 1 choisi parce qu’il était accessible en métro, à Montreuil, un coin où on avait jamais mis les pieds mais dont le simple nom a suffi à faire dresser les cheveux d’Anne-Françoise sur sa tête. A peine débarqués dans le parking de l’hôtel, qui a, à juste titre a-t-on appris plus tard, la réputation de véritable plaque tournante de la drogue, on est tombés sur un couple de toxicomanes complètement jetés et à la sortie, le chemin jusqu’au métro faisait cour des miracles : sur 100 mètres, on a vu pas moins de 3 types qui exhibaient divers moignons et/ou prothèses, dont un qui avait le moignon de la jambe emballé dans une bande couverte de faux sang. Anne-Françoise a accepté de nous laisser repartir à condition qu’on ne sorte pas de notre chambre barricadée « si vous mettez une chaise contre la porte, ça devrait aller ». On a donc pas osé sortir le nez pour dire à des touristes bourrés qui faisaient la fête dans le couloir devant notre porte de la fermer. Une super nuit mais bon, à 42 euros la nuit à 4, c’est dur à battre à Paris. Normalement, les F1 c’est pour 3 mais personne n’a bronché à la réception, faut dire je crois qu’ils ont d’autres chats à fouetter et d’ailleurs la réceptionniste qui finissait son shift a lancé un « bon courage » à ses collègues de la nuit qui n’augurait rien de bon.
Le lendemain matin, on est partis en direction du « parc Playmobil », en fait une sorte d’immense salle de jeux dont la façade est en forme de château-fort Playmobil, caché dans un zoning entre deux magasins. Il y a quelques décors et des Playmobils géants mais c’est surtout des espaces où les enfants peuvent jouer avec tous les Playmobils, classés par thèmes et présents en plein d’exemplaires. Il y avait bien une animation mais elle durait 3m50 et c’était une course de chevaux Playmobils. Les enfants étaient au paradis, nous on leur tournait autour en essayant de s’occuper, moi à meubler des maisons pour Lucie, Nicolas à faire des cascades en chaîne avec des bonshommes.
On est restés plus ou moins 4 heures, avec le passage obligé par le magasin pour sortir, on a fait provision d’articles qui ne sont pas disponibles en magasin en prévision des anniversaires tout proches et on est repartis vers 14 h. On est arrivés à la maison un peu avant minuit. On a soupé en chemin dans un resto pas très bon, il y a comme une malédiction, le hasard fait qu’on se trouve souvent à hauteur du village de Donzenac (à 4 h de chez nous) au moment du repas, soit à midi, soit le soir et ça fait 3 fois qu’on se retrouve dans cette pizzeria qui n’a rien d’extraordinaire mais qui a le mérite d’être meilleure quand même qu’un resto-route. Là, on était seuls dans le resto et le mec a quand même mis plus d’une heure pour préparer 3 pizzas mangées en 5 minutes. Attendre longtemps pour des pizzas, et surtout quand on a encore une longue route, c’est déjà un peu énervant mais quand on a le mec sous les yeux et qu’on le voit faire tout au ralenti, c’est encore pire.
Hier, il a fait tout gris et il a plu. Margot est passée jouer avec Lucie, après être allée chez le coiffeur du village qui a été repris par un coiffeur de Carcassonne qui ouvre ici deux après-midi par semaine. Le soir, on était invités chez Jean-Baptiste. Nicolas lui a téléphoné le matin pour l’avertir qu’on ne mange pas de fromage, on a eu chaud, il allait nous préparer un truc à la fèta, le pauvre a dû changer ses plans en dernière minute, je m’en voulais après quand j’ai vu 3 paquets de fèta dans son frigo.
Aujourd’hui, le soleil a fini par apparaître en fin de journée, l’air était chaud mais le vent un peu frais, le banc de la place a retrouvé ses occupants de la belle saison, c’est un signe qui ne trompe pas. Lors de mon passage en Belgique à mon ancien boulot, je suis revenue sans trop réfléchir avec plein d’articles à écrire, je n’avais pas trop pensé que c’était encore les vacances, ce qui fait que je passe mes journées à l’ordi et au téléphone à faire de ces interviews passionnantes dont j’ai le secret. Nicolas et les enfants montent des meubles Ikea, achetés avant notre départ. On va sans doute quand même se faire une journée à Gérone avant la fin des vacances.
18:48 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.04.2008
Préparatifs de départ
Mercredi, on est allés à Perpignan pour retirer nos cartes d’identité de Belges résidant en France au Consulat. Il s’est mis à faire magnifique dans l’après-midi, on s’est un peu baladés dans la vieille ville dont les rues étroites rappellent le quartier gotico de Barcelone. Les plaques de rue en catalan, les bars à tapas et même à jambon serrano ajoutent encore à l’impression d’être en Catalogne. Quand on est rentrés, c’était l’été dans notre cour, les transats ont repris du service, les orteils se sont mis à l’air, j’ai même étrenné une robe d’été achetée à Perpignan et on a, encore une fois, soupé dehors. Jeudi, deuxième et croyait-on dernier, naïfs que nous sommes, volet de notre expédition Ikea, alors qu’il faisait à nouveau magnifique. Mais bon, va falloir qu’on s’habitue parce que si on arrête de faire des trucs parce qu’il fait beau, ça ne va pas aller. C’est un peu comme quand j’étais en Oregon, le seul endroit au monde où il pleut plus qu’en Belgique, où il fait tellement humide qu’il y a une forêt tropicale humide, la chaleur et les animaux sauvages en moins. Là, si on renonçait à un plan pour la pluie, on ne faisait plus rien.
Cette fois, on est partis un peu plus tôt et on a réussi à rentrer pour 16 h. On est revenus avec la voiture un peu moins bourrée mais on a quand même transporté un canapé (en cuir orange) sur notre toit. Et quand on est arrivés et que Nico a tout déchargé, on s’est rendu compte que ces imbéciles, à cause de je ne sais quel couac informatique, ne nous ont donné que la moitié des portes de nos garde-robes, alors que c’est pour ça qu’on y allait. Aaaaargh, il va ENCORE falloir y retourner, on ne va pas rester avec des demi-portes.
Hier soir, le club de lecture du libraire de Carca se réunissait au café du village pour leur soirée mensuelle de discussion, avec Nicolas en guest star ; C’était vraiment très sympa, c’est un cercle informel, chacun amène un bouquin ou une BD qui lui a plu, explique pourquoi et fait tourner pour que d’autres le lisent. Il y avait aussi quelques personnes de Caux venues assister et ça a terminé par une discussion sur « Nous sommes tous des playmobiles ». Ca s’est terminé tard et prolongé sur le pas de la porte jusqu'à minuit.
Ce matin, on se prépare pour notre départ en Belgique, prévu juste après le repas de midi. Ce qui est bien, c’est que le temps s’est mis à l’heure belge, il pleut, un petit crachin bien déprimant sur fond de fraîcheur humide, juste de quoi se mettre dans le bain pour la semaine. On reste à Liège jusque dimanche de la semaine prochaine, avec un petit arrêt à Paris au retour et puis une visite au parc Playmobil lundi.
On a ajouté une série de photos de la maison dans les albums pour ceux que ça intéresse, avec même des « avant – après ».
11:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.04.2008
Les nokes de Cana
En conduisant les enfants à l’école ce matin, on a été accueillis par le papa de Marilou rigolard qui nous a dit « alors vous avez vu ? En Belgique ? Il neige ! » Ca nous aurait bien fait rigoler si on ne devait pas être en Belgique vendredi soir. Samedi, il a fait tellement beau (22°) qu’on a carrément soupé dehors, une première. On a passé la journée à Carcassonne, on est partis le matin avec l’agglobus, on a fait des haltes sur des bancs au soleil pendant que les enfants jouaient sur des plaines de jeux, on a mangé à notre traiteur-snack thaï où on avait nos habitudes en terrasse aux beaux jours et on a été se balader dans la Cité où les enfants ont mangé une glace. Vendredi, il commençait déjà à faire beau, j’ai été chez Tridôme chercher des transats, j’ai choisi la Rolls du transat, des Lafuma, ils n’ont l’air de rien mais on avait eu l’occasion de les tester en séjour dans les Cévennes en vacances dans la location de Sophie et Pierrot, c’est des transats avec un espèce de petit filet qui prend la forme du corps et la structure change de position avec le corps, si on se couche, ça se met en lit, on se redresse, ça se redresse. Sauf qu’on n’a aucune envie de se redresser. L’avantage d’être une femme dans un magasin de bricolage, royaume des hommes, c’est que le vendeur quand j’ai demandé si c’était lourd les deux transats ma’ dit « mais je vais vous les porter jusqu’à la voiture », alors que je me suis rendue compte après qu’ils pesaient environ 500 grammes chacun.
Samedi, en se promenant à Carca, Lucie a déchiffré un tag qui disait « Vive Le Pen ». Comme disait Nico, dommage qu’elle n’a pas lu celui d’à côté qui disait « Eteignez la télé, allumez vos cervelles ». Elle a demandé « c’est quoi le pan ? », on lui a expliqué méchant monsieur, racisme, blabla, puis Joseph la curiosité attirée par la partie de l’explication qui concernait l’œil crevé à la guerre, a demandé « c’est quoi un pen ? ».
Dimanche, le temps s’était fort refroidi, ce qui ne nous a pas empêché de faire 3 vide-greniers, dans trois villages des Corbières, l’autre région vinicole du coin, de l’autre côté de Carcassonne par rapport à chez nous, où tout le monde sauf moi est revenu avec des trésors : Lucie s’est acheté avec les sous de la Petite souris un sachet rempli de trésors en plastique divers allant du mini-Monchichi au mini-téléphone, en passant par un mini jeu de dames aimanté, elle a aussi trouvé des meubles et accessoires pour sa maison de Barbie en carton, Joseph est reparti avec une magnifique panoplie de guerrier romain en plastique : armure, casque, arbalète et épée, il se baladait fier comma un paon avec son casque sur la tête, pourfendant l’air de son épée, je l’ai arrêté juste à temps au moment où on passait devant un stand remplie d’affreuses verroteries en tous genres et où son épée menaçait de faire tout tomber. Je me voyais déjà devoir indemniser au prix fort les vendeurs de ces horribles cygnes, vases et cruchons en verre. Il a aussi ramené un petit château avec des chevaliers et des échelles avec lequel il a déjà passé des heures, sans compter des puzzles, le hit du moment. Nico, lui, a acheté un téléphone qui est déjà installé dans le salon pour remplacer notre vieux téléphone-fax pourri, et a agrandi sa collection de vieux robots à 1 euro maximum, qui compte maintenant 3 pièces. Lucie m’a confié qu’elle ne comprenait pas pourquoi son papa achetait des robots pour les mettre au-dessus de l’armoire du salon et qu’elle se demandait bien à quoi ça pouvait servir puisqu’il ne jouait même pas avec. Au 3e village et au 3e vide-grenier, il se faisait tard alors on est allé manger au resto à Trèbes. Quand on est rentrés, Margaux est venue sonner pour emmener Lucie et Joseph en balade puis jouer chez sa mamie. Pendant ce temps-là, on a commencé le transfert des habits depuis notre ancienne chambre jusqu’au grenier et l’organisation de nos 6 garde-robes. J’ai un peu l’impression de nettoyer les écuries d’Augias mais ça avance.
Maintenant que Joseph sait lire, ils lisent tous les deux le soir au lit, après le livre que je leur lis, ils allument chacun leur petite lampe et lisent quelques pages d’un livre. Joseph a choisi « L’art à la loupe », un livre où il faut retrouver les détails de tableaux, de l’Antiquité à nos jours. Mais comme il a décidé de lire, il déchiffre tous les soirs les titres des tableaux et les noms des peintres. Ca donne « les no-kes de Ca-na » ou « Hié-ro-nimus Bosch - La ten-ta-ti-on (prononcé t) de Saint An-toi-ne ».
Pour les amateurs de photo, je vais mettre en ligne des photos de notre nouvelle cuisine, même si elle n’est pas tout à fait finie.
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03.04.2008
Les poissons, le pain radioactif et les sushis
Aujourd’hui, on a revu le soleil, pas le grand beau temps mais c’est déjà ça. Mardi, Joseph a demandé au petit déjeuner quel mois on était, du coup on s’est rappelé qu’on était le 1er avril et on a fabriqué des poissons. On a beaucoup ri parce que Nicolas a réussi à en coller un énorme dans le dos de Joseph, plus grand que lui, qui dépassait dans son dos, sans qu’il s’en aperçoive. Le soir, Nico nous a fait un pain radioactif, que j’ai heureusement réussi à convaincre Nicolas de jeter à la poubelle. Avant de cuire, le pain doit lever à la chaleur. Comme le poêle était éteint, Nico a mis le pain, recouvert d’un bol en plastique, dans le four allumé. Il devait l’y laisser quelques
instants avant d’éteindre le four. Sauf que le téléphone a sonné et qu’il a du coup complètement oublié. Quand il est retourné dans la cuisine, le bol en plastique avait fondu et le pain avait cuit sous la cloche de plastique.
Mercredi, on est venu nous livrer le plan de travail à tiroirs Ikea « à livraison obligatoire », quand je pense comme on dû bourrer la voiture et que le camion n’avait que deux caisses à part la nôtre, c’est râlant. Pendant que Joseph était au tennis, Lucie a aidé Nicolas à monter le meuble, elle allait lui chercher les vis qu’il fallait en regardant chaque étape sur le plan de montage et en a même vissé quelques-unes elle-même.
On s’est rendu compte en voyant les menus de la cantine pour le mois que les vacances de printemps commencent le mercredi 16 avril, et non pas le samedi 11 comme on le pensait, alors que Nicolas doit être à Bruxelles le samedi 12. On a donc dû encore aller demander pour que Lucie rate l’école, tant mieux on aura de plus longues vacances. On reste en Belgique une grosse semaine et on revient finir la deuxième semaine de vacances ici, il devrait tout doucement commencer à faire beau. On doit commander une bâche à bulles pour la piscine, qui la fait chauffer plus vite et garde la chaleur la nuit.
J’avance dans la peinture du grenier, j’ai fini un premier pot mais je ne suis même pas à la moitié de la surface à couvrir. On n’a pas pu bricoler autant qu’on voulait parce qu’en plus de ma fourniture bimestrielle de news écolo, et mes news quotidiennes sur le monde passionnant du fleet, j'ai dû interviewer un Luxembourgeois qui répondait "pff, bonne question" tout le temps (ça va être encore plus comique demain quand je vais essayer d'écrire deux pages avec ses pfff), on a tous les deux dû écrire des articles captivants, moi sur le « credit crunch » (et non, je n’expliquerai pas ce que c’est, vous n’avez qu’à lire le magazine ) et Nicolas sur le « lean management ». Comme le disait lui-même le responsable du magazine, on ne sait pas de qui on doit avoir pitié : du gars que Nicolas a interviewé et qui est tout excité de parler de ses techniques de management japonaises à la mords-moi-le-sushi , « des andouilles qui commandent de tels articles, des malheureux qui les écrivent ou des béats qui vont les lire comme l’Evangile. » Faut bien payer les pots de peinture.
Lucie a encore eu la marionnette. A partir de la semaine prochaine, les choses se corsent, le maître va commencer à leur donner des points, euh je veux dire des notes.
La semaine prochaine, le cercle de lecture du libraire de Carca sympa se réunit au café du village (ils font des réunions itinérantes dans les cafés des villages du coin) pour discuter avec Nico de son livre. La mairie ayant eu vent de l’affaire et n’ayant pas compris que un cercle de lecture, c’est un peu comme un club privé, se proposait de faire de la pub. Dommage, le libraire les en a dissuadés, on n’entendra donc pas à midi pétante le « allô, allô, nous vous rappelons que ce soir… ». Mais ce n’est que partie remise, la bibliothèque veut organiser une rencontre en octobre et la bibliothécaire a d’ailleurs obtenu la permission d’assister au cercle de lecture la semaine prochaine.
Comme j’ai appris que les élèves de CE1 et CE2 (je n’arrive pas à croire que je jongle maintenant avec ces lettres et ces chiffres si mystérieux pour moi il y a six mois), qui ont 9 et 10 ans lisent des extraits de l’œuvre de Michel Maurette, écrivain paysan et ancien maire du village, LA star de Caux, qui donne son nom à l’école et à une rue, alors que de l’avis même du maître il y a 5 mots à expliquer par ligne, Nicolas est allé donner un exemplaire de chacun de ses livres pour ados et enfants à l’école. Le maître de Lucie a lu à la classe deux histoires, ce qui a eu l’air de faire ni chaud ni froid à Lucie (« T’étais fière ? » « Ben, non »), par contre deux de ses copines l’ont raconté à leurs mères, toute excitée d’avoir lu une histoire du papa de Lucie.
Ca y est, nous sommes maintenant mûrs pour une autre expédition chez Ikea la semaine prochaine, on s’est armés de tickets de cantine pour les enfants, on espère que cette fois la journée complète y suffira et qu’on les récupérera les enfants avant qu’on ne les emmène à la garderie. La dernière fois, on n’a pas pu prendre les portes et les tiroirs des garde-robes, il faut donc bien qu’on y retourne, on doit aussi encore acheter un meuble de cuisine à suspendre au dessus du plan de travail.
22:24 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




