04.07.2008

Départ pour les Cévennes

Blog1.jpgMardi, c’était le spectacle de l’école, dans le foyer bondé où il faisait tellement chaud que, réfugiés sur la terrasse à l’étage, on sentait la chaleur sortir comme si elle venait d’un canon à chaleur. Joseph s’est illustré, d’abord en étant la seule graine à pousser tout de suite, alors que les autres faisaient semblant de sortir doucement du sol, lui s’est mis en position arbre, avec les bras bien tendus après 3 secondes et il n’était absolument pas perturbé par le fait qu’il était le seul à avoir poussé, puis (mais là on avait quitté la salle pour aller chercher les plats qu’on devait amener après pour la fête à l’école), en rattachant son bouton de pantalon, ça a fait rire toute la salle, la mamie de Margaux m’a dit qu’elle croyait qu’il allait faire pipi sur scène.

Comme prévu, on est partis tôt mercredi pour Gérone, à 8 h on était en route, avec le petit déjeuner dans la voiture. C’était une journée super chaude et moite, plus de 30°. Après les soldes au centre commercial bien frais, où on a bu unBlog2.jpg espèce de milk-shake au café qui à lui seul justifierait de demander l’asile politique en Espagne, on a fait un petit tour dans les magasins du centre-ville et puis on est partis pour la côte. Je ne sais même plus le nom du bled où on s’est arrêtés finalement mais ce dont je me souviens, c’est des noms catalans qui prêtent à rire en français, comme le village de « Ultra Mort » ou, pour les Liégeois, le café « Un lloc ». La plage n’était pas trop bondée parce qu’il était déjà 5 h quand on a posé nos serviettes sur le sable, heureusement parce que c’était plein de touristes (même si Lucie a dit « mais c’est super alors maman parce que nous on est des touristes) : des Français, des flamands (eux, ils n’ont pas droit à la majuscule), des Wallons, sans doute des Anglais à en juger par la rougeur de leur peau. Les gens à côté de nous, des Français avec une gamine de deux ans à peine, pendant les deux heures qu’on est restés, n’ont pas arrêté de dire « si tu fais ça, je t’en colle une », on aurait dit un sketche. « Si tu le tapes, je te mets une fessée ». Ah oui, ça va lui apprendre qu’il ne faut pas taper.

Blog3.jpgOn a soupé en terrasse dans un café-resto marocain qui, même si ce n’était pas très couleur locale, avait le mérite d’être authentique et de ne pas afficher un menu en quatre langues. La nuit, la pluie est arrivée et le lendemain, on avait perdu près de quinze degrés, il faisait gris et on a eu des averses mais ça faisait du bien d’avoir perdu un peu de chaleur. Ca a fait tout drôle de remettre des pantalons longs, de remanger à l’intérieur, de ne plus repousser le drap la nuit, … Jeudi, on a vidé le salon en prévision des travaux qui doivent commencer lundi en notre absence et on a commencé à  préparer les valises pour le grand départ demain. Un exploit d’arriver à faire rentrer un canapé, une petite bibliothèque et deux buffets dans mon bureau. C’est cafardeux la pièce toute vide, avec juste les moutons de poussière et les pièces de puzzle qui s’étaient glissées sous les armoires. J’ai l’impression qu’on va déménager et ça ne me fait pas envie du tout. Le soir, on est allés à notre café littéraire, idéal avant les vacances pour avoir des romans à emmener au bord de la piscine. Comme notre babysit est en vacances, on avait emmené les enfants, qui s’amusaient avec leur Playmobils sur une banquette voisine. blog5.jpg

J’ai coupé les cheveux de toute la famille (et l’oreille de Joseph) en prévision des vacances. On est allés s’acheter le reste du matériel de campeur, lampes de poche et anti-moustiques, et on a acheté des moustiquaires pour nos lits à la maison. Nicolas avait installé la nôtre hier, je ne dis pas que je la laisserai même l’hiver parce qu’on ne peut plus rentrer dans le lit que par une ouverture, mais on a super bien dormi dans notre petit cocon.

Blog4.jpgCe matin, les enfants sont partis au parc australien, Lucie ressemblait à une petite camarade de l’ex-URSS en route pour l’usine, elle avait mis une robe année 70 qui fait penser à « La petite taupe », ma casquette qui fait un peu Lénine sur elle, et en bandoulière un sac à casse-croûte, il ne manquait que « L’Internationale ».

Sur la place, les préparatifs ont commencé pour le banquet annuel. Les fanions multicolores sont là et ce matin, les employés de la commune nettoyaient la place au chasse-feuilles. C’est demain, on va rater ça mais on se dit que des fêtes du village, on en a encore une cinquantaine devant nous, tandis que camper dans les Cévennes, ça m’étonnerait qu’on le fasse encore à 87 ans 1/2.

30.06.2008

Camping dans la chambre d’amis

bloouverture.jpgOn n’a finalement pas passé le week-end en Espagne comme prévu, d’abord parce que les soldes y commencent demain, on s’est donc dit que c’était quand même un peu con de faire du shopping un jour ouvrable avant les soldes (on y va mercredi à la place), et puis nos travaux dans le salon vont commencer et, en préparation, le gars qui a posé nos châssis est venu hier remonter la porte-fenêtre qui donne dans la cour, pour laisser de la place au futur plancher. Heureusement qu’il fait beau d’ailleurs parce qu’on est sans porte depuis hier, le temps que la mousse isolante durcisse et qu’on puisse replacer la porte. Demain, on doit tout vider. blovidegrenier.jpgA commencer par la collection de robots qui n’en finit pas de grandir, on a encore été à un vide-grenier hier, je charriais Nicolas avec sa collection parce qu’il a acheté un robot-ménager et je lui disais que je trouvais qu’il étendait trop le champ des robots, après les robots-chiens, les robots ménagers. N’empêche, c’est son nouveau joujou, encore plus que ses robots qui parlent, il nous fait des carottes râpées, des smoothies (des fruits surgelés mixés avec du lait, c’est comme en milk-shake sans glace, c’est super rafraîchissant et bourré de vitamines) et même des imitations du Frappuccino de chez Starbucks, un délicieux café glacé avec des glaçons mixés et du lait mousseux.

blocoucou.jpgOn a remplacé la répétition générale en costume du camping par une nuit de camping avec la tente « montée » (c’est une tente qui se déplie toute seule, on la sort de son sac et hop, elle est montée. Et pour bien prouver que c’est facile, sur la pub chez Decathlon, c’est une femme qui la monte, c’est con mais c’est vraiment le genre de pub sexiste qui m’énerve, oh, c’est une femme qui le fait, fastoche ! Heureusement, il y a le pendant masculin, les plats préparés, ce sont toujours des hommes qui les réchauffent), je disais donc la tente montée entre guillemets dans la chambre d’amis et c’est même moi qui ai gonflé le matelas deux personnes, je me suis permis, même si c’était pas une femme qui faisait aller la pompe sur l’emballage. Les enfants ont donc campé une nuit dans la chambre d’amis. Mardi soir, on est allé souper dans un resto qu’on a découvert y a pas longtemps, le genre qui fait tout : pizzas, pâtes, cassoulet, grillades, … On a sympathisé avec un vieux couple d’Anglais à côté de nous. C’était marrant parce qu’ils se plaignaient du prix vin dans les restos en France alors que pour nous, venant de Belgique, où c’est carrément un racket organisé, c’est pas cher. Il paraît qu’en Australie, le vin dans les restos est à prix coûtant. Evidemment, il faut se payer le billet d’avion…

blonuilu.jpgMercredi, on avait invité à souper nos amis voisins, un des couples de l’immense ancienne métairie en H divisée en apparts et en résidence d’artistes. Du coup, dimanche, ils nous ont proposé de venir voir le spectacle d’un cirque argentin en résidence chez eux. Ca commençait vers 21 h, on avait mis les enfants à dormir avant pour qu’ils puissent venir avec nous. Avant le spectacle, dont une partie se faisait dans le jardin, on est allé visiter la maison dans l’arbre à l’orée du bois (un bois sans loup m’a précisé Joseph). C’est une vraie petite maison, on y monte par une petite passerelle puis un escalier extérieur en colimaçon, il y a une terrasse puis une pièce avec un lit double et un poêle, c’est vraiment un endroit magique. blonuitjo.jpgLe spectacle était très rigolo, surtout un clown (c’est pas tous les jours) et y avait aussi un gars qui jouait de la musique avec de la scie qui était très fort. Les enfants ont adoré, on est rentrés vers 23h30, et tant qu’on y était à se coucher tard, on a mangé de la glace et puis on a tous pris un bain de minuit. Il fait très chaud ces temps-ci, depuis mon départ, ça n’a pas arrêté, on se lève il fait déjà 23°, l’aprèm, ça dépasse régulièrement les 30°, les pavés de la cour sont trop chauds, quand ce n’est pas pour manger à l’ombre ou pour me baigner, je préfère rester au frais à l’intérieur. Heureusement, il y a quand même du vent, ce qui rend le temps très supportable. Les enfants se baignent tout le temps, cinq à six fois par jour. blolucienage.jpgLucie nage sans brassards, on dirait un petit chien mais elle se débrouille super bien et met même sa tête sous l’eau. Le soir, Nicolas va faire son jogging dans les vignes et moi je fais mon vélo d’appartement devant une série, et quand on est bien suants tous les deux, on va se jeter dans la piscine pour se rafraîchir.

bloronde.jpgL’école ne se termine officiellement que le 8 juillet mais ça sent la fin, il n’y a plus de devoir et on répète le spectacle de fin d’année : les enfants vont passer dans les rues du village en chantant des chansons inspirées de l’œuvre de l’autre écrivain du village, celui qui est mort et qui a aussi été maire du village. On les voit répéter sur la place leur ronde. Je me demande si, d’ici quelques années, ils devront apprendre à marcher comme des playmobils pour un hommage à l’autre écrivain du village. Quoi que, à mon avis, il faudrait pour ça remplir aussi les deux autres conditions (maire et mort). Vendredi, les enfants vont avec l’école visiter le parc australien de Carcassonne, les plus petits annonçaient fièrement qu’ils allaient en Australie. Nous, on va préparer la voiture et on partira dans les Cévennes juste à leur retour, c’est pas plus mal, ça nous permettra de ne pas rouler pendant les heures chaudes.

24.06.2008

La piscine à 28°

Un agréable séjour en Belgique, où, finalement, il a fait beau, contrairement à ce qui était annoncé, séjour bien rempli pour moi (deux films, deux restos, concert, soirée dansante, copines, famille, …) comme pour Joseph, qui est revenu avec une valise entière de Playmobils et a notamment mis à profit le temps passé chez son grand-père pour apprendre à taper à la machine. Dommage que son écriture reste un peu phonétique, je l’enrôlerais bien pour nous aider à finir de taper le manuscrit de Nico. On est rentrés sans encombres, je n’ai malheureusement vu la maison du hublot ni à l’aller ni au retour mais c’est magnifique quand même de survoler le coin où on habite. A l’arrivée, j’ai eu les larmes aux yeux de retrouver la petite famille au grand complet. Quand on est descendus de l’avion, on aurait dit que quelqu’un avait branché un énorme ventilateur tellement le vent soufflait fort, Joseph avait les cheveux dressés sur sa tête. A peine arrivés, on est tous allés dans la piscine, dont Nicolas et Lucie me donnaient un bulletin de température quotidien quand j’étais à Liège. Elle était hier à 28° et il faut bien reconnaître que ce n’est pas désagréable du tout. Le seul hic, c’est que notre grenier est à la même température mais sinon, c’est vraiment génial de déjeuner en petite robe pour Lucie et moi et en short pour Nico et Joseph le matin dans la cour. En notre absence, la collection de robots a presque doublé de volume grâce à un vide-grenier particulièrement fructueux et Nicolas a installé l’éclairage dans notre chambre. Tout est télécommandé, ça fait un peu garçonnière de gros dragueur dans les années 60 ou 70 (déjà que la déco est un peu d’époque), clic un bouton et les lustres boules s’allument, clic ils font place à une lumière tamisée. Je m’attendais presque pendant la démo à ce qu’un bouton fasse apparaître un bar escamotable dans le mur.
On s’est équipés en matériel de camping en vue de notre séjour dans les Cévennes, où on loue 3 gîtes avec piscine commune avec une bande de copains liégeois, comme l’année dernière. Cette année, on a décidé de dormir sous tente. Et comme les Amerloques qui se marient en grande pompe et qui font, la veille de leur mariage, un « rehearsal dinner », une répet du dîner avec tous les convives, un peu comme une générale mais sans les costumes, on a décidé de partir le week-end prochain à Gérone (j’ai fait des repérages de fringues ce week-end à Liège, j’ai une liste de choses que je veux acheter en Espagne) et de passer la nuit de samedi dans un camping. Le dimanche, on ira à la côte et puis aussi ça nous permettra de voir si les enfants n’ont pas peur dans leur tente, si on a tout ce qu’il nous faut.
Début juillet, le gars qui a refait notre cuisine vient faire notre salon (placer du parquet pour qu’on n’ait plus les pieds glacés l’hiver et isoler les murs), dernière étape, après il nous restera à aménager le couloir, où il y a encore un trou dans le mur à l’étage, là où il y avait le conduit de cheminée. Le plus con, c’est qu’en fait, on l’avait déjà payé pour la cuisine et le salon mais Nicolas s’est emmêlé les pinceaux dans les devis et croyait qu’on devait encore payer le salon, ça faisait des semaines qu’on hésitait, on le fait, on le fait pas, on le fait nous-même, on demande un devis à un autre…
Côté boulot, Nicolas a décidé d'arrêter d'envoyer des propositions de gags pour l'éditeur de BD qui en cherchait, après s'être fait remballer 11 gags.
N'ayant pas trouvé de pot de sirop de Liège de moins de 100 ml pour être autorisée  à en ramener en avion dans mes bagages à main, j'en ai importé en cachette via un Tupperware. Quand j'ai vu ma valise passer aux rayons X, on voyait parfaitement la masse brune dans un carré, j'ai cru que le type allait me faire ouvrir ma valise, mais non, c'est passé, et en plus j'en ai trouvé un pot de 300 g soldé au Free Tax de Charleroi, un reste d'un rayon gourmet abandonné, c'était le dernier. Chouette, on va pouvoir faire des boulets !